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VIH /ABSENCE DE TEST DE DÉPISTAGE : DIEUDONNÉ MINLAMA MARQUE SON INDIGNATION

VIH /ABSENCE DE TEST DE DÉPISTAGE : DIEUDONNÉ MINLAMA MARQUE SON INDIGNATION

Au sortir de la rencontre entre l’Onusida et la Société civile gabonaise, rencontre durant laquelle de nombreux manquements ont été observés, Dieudonné Minlama Mintogo, acteur politique, s’indigne du manque des réactifs dans les hôpitaux public au niveau local et émet des inquiétudes sur le danger que ce manque représente pour la vie de plus de 65 000 enfants qui naissent en moyenne au Gabon.

Au Gabon, des milliers des femmes gabonaises enceintes ne sont plus automatiquement dépistées comme jadis. C’est le constat qui ressort du diagnostic établi par Dieudonnée Minlama Mintogo, acteur politique, dans une déclaration publiée il y a quelques jours, sur sa page Facebook. Du constat de ce dernier, suite à l’absence des réactifs dans les hôpitaux du pays, plus de 65 000 enfants qui naissent en moyenne dans le pays seraient en danger.

Ce système de dépistage systématique des femme enceintes avait été mis en place par les autorités gabonaises dans l’objectif d’éliminer la transmission du virus sida de la mère a l’enfant à l’époque. Pour faciliter son efficacité, des campagnes de grande envergure avaient été menées sur l’ensemble du territoire national et cela avait permi de réduire considérablement le nombre des personnes touchées par cette maladies.

D’après Dieudonnée Minlama Mintogo, « un dépistage  coûte environ 1, 2 dollars US par femme soit 78 000 dollars US pour les 65 000 Femmes.  En  monnaie locale, c’est l’équivalent de 45 millions de Francs/an. » « 45 millions de Francs Cfa seulement » rétorque-t-il pour indiquer l’équivalent du cynisme sanitaire qui compromet la vie de nombreux enfants surtout que d’après l’acteur politique, que cette somme c’est l’équivalent du prix d’une voiture de service affectée à un chargé d’études dans certains ministères.

De quoi susciter des interrogations et de l’indignation. « Comment peut-on expliquer cette folie aux yeux du monde, mettre la vie de plus de 65 000 d’enfants en danger pour le prix d’une seule voiture ? Homicide volontaire ? Crime contre l’humanité ? Comment peut-on  qualifier une telle démarche ? », s’est-il interrogé. Du reste, à chacun de faire sien ces propos et de les analyser à sa guise.

Par Pierre BOUTAMBA

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