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PENDANT QUE JULIEN N’KOGHE BEKALE S’OCCUPE DE LA DÉPÉNALISATION DE L’HOMOSEXUALITÉ, AU CENTRE DE SANTÉ DE NZENG-AYONG IL Y A UN MANQUE CRIARD DES SERINGUES

PENDANT QUE JULIEN N’KOGHE BEKALE S’OCCUPE DE LA DÉPÉNALISATION DE L’HOMOSEXUALITÉ, AU CENTRE DE SANTÉ DE NZENG-AYONG IL Y A UN MANQUE CRIARD DES SERINGUES

Pendant que Julien N’koghe Bekale s’occupe corps et âme à faire approuver la dépénalisation de l’homosexualité, au centre de santé de Nzeng-Ayong il n y a plus de seringues pour les vaccins des nourrissons. Pour le natif de Ntoum, la santé des enfants n’est en rien une priorité.

Au centre de santé de Nzeng-Ayong dans le 6e arrondissement de Libreville, aucun nourrisson n’est vacciné dans les temps suite au manque criard de seringues.

Ce qui doit en principe être une priorité pour Julien N’koghe Bekale, sachant que les enfants sont l’avenir du Gabon de demain, semble enfuie dans les tiroirs ou aux oubliettes. Le Chef du gouvernement étant visiblement concentré à l’approbation par les deux chambres du parlement de la dépénalisation de l’homosexualité. 

« Nous sommes fatigués, chaque jour ici c’est comme ça, les vaccins ne sont pas faits par manque des seringues. Pour faire vacciner un enfant, il faut être persistante par rapport au nombre d’allées et venues que vous ferez. C’est vendredi aujourd’hui et les infirmières nous demandent de repasser lundi parce qu’il manque encore des seringues, tandis qu’hier l’on nous parlait du manque de vaccins. » Explique maman, Obiang Nguema, dans une colère noire. Avant de rajouter ;

« J’habite à Oveng après Bac à terre, pour venir ici il me faut être sur pied à 3 h du matin avec l’enfant. Là encore, pour espérer le faire vacciner il faut déposer le carnet avant 6 h du matin à cause du grand nombre de personnes présentes. » 

Une situation des plus lamentables devant interpellée le Premier ministre et son ministre de la Santé, car la vie des futurs citoyens de ce pays en dépend. Si en ville la situation est telle que décrite, qu’en est-il dans l’arrière pays ? 

 

Par Pierre BOUTAMBA

 

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