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Marseille II : Le Collectif des habitants dénonce les magouilles de Kabi BTP !

Marseille II : Le Collectif des habitants dénonce les magouilles de Kabi BTP !

Après un premier bondissement n’a pas fini de faire parler d’elle. Récemment, dans un point de presse, le Collectif des habitants de cette zone dénonce le harcèlement dont sont victimes les autochtones. « Le problème effectivement, cela fait depuis 2000 et cela s’est plus accentuer en 2009 que nous sommes menacés ici par la sociétés Kabi BTP de Michel Tomy pour des projets que vous-même vous connaissez (…)

C’est ici où on veut parait-il, construire Libreville 2. On ne sait pas ! Hier, cette zone était diabolisée. Lorsque vous disiez à quelqu’un que j’habite le Cap, on vous répondez « c’est cette zone où on tue les gens ». Aujourd’hui on ne comprend pas pourquoi cette zone devient la plus prisé », explique Christina Mihindou en lieu et place du Chef de quartier.

Lors de la phase du lancement des travaux d’aménagement explique le porte-parole du Collectif, les entreprises immobilières leur avait fait comprendre que la zone objet du litige ne serait pas touché. Ce qui n’a pas été le cas. « L’autre côté ils ont cassé et les gens n’ont pas été dédommagés. Lorsqu’on a demandé qu’est-ce qui se passait là-bas, ils nous ont laissé entendre que nous n’avions pas de problème, qu’on ne sera pas touché », ajoute-t-il. De même, les habitants de cette zone s’insurgent contre les normes de vente de parcelle imposé par l’entreprise ? A 50 000 francs CFA le mètre carré le moins chère, ces autochtones sente leur avenir menacé. « Si on nous arrache les terrains pour nous les revendre au moins offrant à 50 000 francs CFA/m² le mètre carré. Un gabonais lambda celui qui gagne 200 000 francs CFA par moi, pensez-vous qu’il peut s’offrir un terrain de 50 000 francs CFA/m² ? », s’insurge-t-il.
Egalité de chances bafouée

Le Collectif pointe notamment l’emprise des hommes d’affaires bien établis au Gabon notamment Michel Tomy, responsable de l’entreprise immobilière à l’origine des travaux qu’il accuse de tenir en tenaille des dirigeants de ce pays. « Les gens parce qu’ils ont de l’argent, un certain pouvoir et cohabitent avec les dirigeants de ce pays, se foutent de la loi », glisse Christian.
Pour les habitants de Marseille II, cela démontre un certain flottement dans la promotion des politiques sociales dont celle de l’égalité de chances tant vanté par le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, que le collectif remet en cause le rôle. « Nous, nous ne nous retrouvons pas dans cette égalité de chance car cela appartient finalement qu’au riche. Ce sont les riches qui doivent être uniquement égaux et le reste de la population elle, ne doit pas avoir la même égalité que les autres. C’est ce que nous constatons. Ils ont aujourd’hui établi un système qui consiste à diviser pour mieux régner », s’insurge Christina Mihindou rappelant que l’histoire de ces populations avec ces terrains remonte à des dizaines d’années en arrières.
Occupation historique

Pourtant, l’histoire de ce Collectif et de cette zone autrefois zone classée ne remonte pas à quelques années. Cela fait 50 ans que plusieurs familles vivant aujourd’hui dans cette zone et approche par le semblant de développement qu’a connu Libreville et ses environs occupent ce territoire de la nouvelle commune d’Akanda. Un parcours qui peut-être explique leur refus de voir du jour au lendemain, le parcours d’une vie partir en ruine. En effet, autrefois, c’était des villages. La zone a par la suite été déclassée par l’ancien Président de la République au profit des populations en raison de l’occupation grandissante puis, reclasser à partir du carrefour Santa Clara.

Pour la petite histoire, relate Christian, « si aujourd’hui il y a le courant, c’est en partie à cause d’une lutte menée par le passé durant un mois jusqu’à l’intervention du défunt président feu Omar Bongo. C’est suite à cela que le courant et le goudron sont arrivés dans cette zone. On a du mal à comprendre l’égalité de chance dont prône l’équipe gouvernementale actuelle. Cela consiste-t-elle à déshabiller Paul pour habiller Jacques ? ». Non réfractaire au développement, ces autochtones invitent les entreprises en présence à les impliquer dans ce processus de transformation de leur territoire. Condition sans quoi, cette exigence sera l’objet de trouble de leur part.

Par : Michael Moukouangui Moukala

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