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GÉRARD ELLA N’GUEMA DÉBALLE TOUT MALGRÉ SA RÉCENTE DÉTENTION

GÉRARD ELLA N’GUEMA DÉBALLE TOUT MALGRÉ SA RÉCENTE DÉTENTION

Le leader du Front Patriotique Gabonais (FPG), Gérard Ella N’guema, avait à cœur de tout déballer. Après une brève détention pour diffamation et incitation à la haine récemment, il s’est présenté pour la toute première fois devant les représentants des médias au cours d’une conférence de presse tenue au siège de son parti situé à SOTEGA dans le 2e arrondissement de Libreville le mercredi 4 septembre 2019.

Considéré comme l’une des personnalités politiques les plus explosives du paysage politique local, notamment par ses nombreuses prises de positions souvent décriées par le pouvoir en place, Gérard Ella N’guema, refait surface après être passé entre les mains des forces de l’ordre et de sécurité qu’il remercie pour leur comportement citoyen. Le cas également du Procureur de la République pour avoir examiné son dossier en faisant preuve de justice et d’équité, il n’oublie pas dans cette épreuve particulière les médias et les militants de son parti qui l’ont soutenus.

Après un long silence, il tenait donc à faire savoir a l’ensemble des gabonais sa position sur la situation économique et politique du moment dans notre pays. « Je voudrais par ailleurs dire à chacune et à chacun de vous qui constituez l’opinion nationale, et à la communauté internationale que plus que jamais, je serai du côté de la vérité. Rien, ni personne, ne pourra détourner ma conscience, si ce n’est que Dieu pour qui j’éprouve de la crainte par-dessus tout. Je suis toutefois conscient que mon engagement pour la vérité, fera de moi tout naturellement l’Homme de toutes les poursuites et un potentiel prisonnier avec les charges que nous savons tous. Tout simplement, parce que le pouvoir actuel a décrété la mort de la liberté d’opinion et d’expression, en apostrophant et en neutralisant tout citoyen qui ose s’affranchir de l’illusion qu’il veut continuer à vendre à n’importe quel prix » a affirmé, Gérard Ella N’guema. 

La crise économique tant évoquée depuis trois ans par les autorités en place ne serait qu’un grossier mensonge selon, Gérard Ella N’guema, cependant le parc automobile gouvernemental ne cesse de croître, aucun établissement scolaire n’est sorti de terre, les hôpitaux n’ont pas de lits, le chômage des jeunes est grandissant, les quartiers sont sans liquide vital (eau) depuis plusieurs jours, etc, pendant ce temps les ministres se font plein les poches sur le dos des gabonais.

« Nous demandons aux gouvernants de regarder objectivement la situation socio-politique et économique du Gabon et d’avoir le courage de dénoncer le pillage généralisé et bien organisé que subit notre économie depuis plus d’un demi-siècle. Leibniz disait : « L’Homme doit agir le plus possible car il doit exister le plus possible et l’existence est essentiellement action ». C’est cette action que nous attendons du gouvernement qui a le devoir de faire la lumière sur les crimes économiques qui gangrènent et asphyxient le développement de notre pays » affirme-t-il.

Un pays sous perfusion des marchés financiers du monde. L’unité nationale étant le socle de l’État-nation, les gabonais selon, Gérard Ella N’guema, méritent d’être édifier : « Entre 2009 et 2017, certains gabonais ont fait l’objet de poursuites judiciaires dans l’opération dite « Mamba ». Mais il semble que la justice ait été sélective. Les cas Accrombessi et Liban Soleman, par exemple, qui se promènent en toute quiétude, alors qu’ils méritent le même sort que Magloire Gambia, interpellent ».

Le leader du (FPG) de préciser : « Pour mieux vous faire comprendre que notre économie est victime de malversations financières, nous avons comparé deux budgets de deux ministères de souveraineté de notre pays. Il s’agit du ministère de la Défense et celui de l’Education Nationale. Le ministère de la Défense Nationale en 2019 bénéficie de 154 milliards de FCFA, en hausse de 9 milliards de FCFA. Budget qui a fait l’objet de polémique au sein du gouvernement, puisque nettement supérieur à celui de l’Education Nationale.(…) La situation de l’endettement gangrène également le fonctionnement des sociétés parapubliques et publiques, nous citons : – SOGARA : avec une accumulation de dettes estimée à plus de 85 milliards de Francs CFA. – La SOGATRA : avec une dette 20 milliards de FCFA. Les autres structures connaissent une situation similaire, c’est le cas de la CNSS, CNAMGS, SNLS, SNI, CGC, ANUTTC, OPRAG, ASECNA (activités nationales), etc. La mairie de Libreville et les institutions parlementaires dont les questions financières relèvent du tabou, sont aussi victime de la mauvaise gestion de leurs responsables. (…) Il est inadmissible de contracter une telle dette, alors que le commun des gabonais croupit sous le poids de la misère et les générations futures condamnées. Au regard de ce qui précède, le Gabon notre cher et très beau pays porte un caban de dette qui ne protège nullement ni ne booste son économie agressée de toute part. Bien au contraire, l’endettement du Gabon n’est qu’un facteur de plus en plus d’appauvrissement de l’Etat et des populations au profit d’une caste de flibustiers d’opulence ». 

Gérard Ella N’guema, rappel également : « Le Président Omar BONGO ONDIMBA a laissé un bon nombre de chantiers préfinancés : le nouvel aéroport de Libreville, le désenclavement par le pavage des quartiers sous-intégrés, la construction de la basilique sur le site dit cité de la démocratie, le renforcement de la capacité de l’usine de traitement de l’eau potable de N’toum (Ntoum 2), La construction de l’immeuble des droits de l’Homme, les universités, la prison de makokou, les prisons modernes, etc… Certains de ces projets ont été mis aux arrêts et d’autres n’ont jamais vu le jour, malgré l’effectivité de leurs financements, pour ne citer que le cas du pavage visant le désenclavement des quartiers sous intégrés, démarrdé en 2008 sous le gouvernement Jean EYEGHE NDONG. Tout de même, ce n’est pas tout que de se réclamer de l’Opposition ».
Précisant tout de même : « Nous passons en moins de 10 ans de 300 FCFA le litre d’essence sans plomb, à 700 FCFA de nos jours. Ce qui explique bien que la taxe sur la redevance sur l’usure de la route (RUR), n’est pas au rouge. Mais nos routes sont loin d’inspirer le bon exemple. Les habitués de la Nationale témoigneront que les zones ‘’accidentogènes  » d’Oyane et d’Ayem-Plaine et le géant bourbier du pk 27 / Nkok sur l’axe routier LibrevilleN’toum, sont pour les uns la principale cause d’accidents de la circulation et un frein à la circulation pour ce qui concerne le bourbier géant de Nkok. Malgré de nombreuses excursions sur ce site des différents membres du gouvernement et même du Chef de l’Etat en personne, ce bourbier reste un véritable calvaire pour les usagers de la nationale 1 ».

Des faits non négligeable constater par le numéro un du (FPG) : « Autre fait des plus humiliants, Gabon Télécom un secteur de souveraineté, devant faire l’objet d’une protection absolue, vient de faire l’objet d’une braderie entre l’Etat gabonais autre fois propriétaire à 35% de son capital, et le royaume du Maroc, propriétaire actuel de 65%, donc actionnaire majoritaire. (…) Le Gabon est-il devenu vassal du royaume du Maroc au point que les communications même stratégiques et confidentielles de l’Etat gabonais seront sous le contrôle du royaume du Maroc ? En quoi nos dirigeants s’évertuent-ils à trahir la souveraineté de l’Etat gabonais ? Il nous est rapporté que la commune de N’toum est devenue la propriété d’un Malien, qui bénéficie d’un titre foncier de 100 mille hectares, soit un milliard de mètre carré. La même situation est vécue à Akanda et Owendo». 

Le Front Patriotique Gabonais (FPG) invite les autorités gabonaises à revoir lesdites ventes comme ce fut le cas récemment avec le consortium SEEG / VEOLIA. Par ailleurs, il interpelle les élus du peuple, députés et sénateurs, pour qu’ils fassent preuve de patriotisme.

« Dès son accession à la magistrature suprême, le Président de la République Ali BONGO ONDIMBA avait parlé de la construction de 5000 logements par an sur toute l’étendue du territoire national. Une refonte des départements engagés dans la réalisation de ces projets a même été faite. 10 ans plus tard, peut-on nous présenter les 50 mille logements construits, quand on sait que chaque année, chaque département ministériel présente un budget pour la réalisation de ce projet ? Où sont passés les fonds alloués pour ledit projet ? Qu’est-ce qui empêche la convocation des gestionnaires des fonds engagés à l’exemple de Liban Soleman, patron du PSGE d’alors, afin qu’il s’explique sur la disparition des centaines de milliards au lieu qu’il se pavane à travers le monde comme c’est le cas en ce moment ? » S’interroge-t-il.

Le FPG aimerait être édifié sur le fait que les audits financiers liés à la problématique du logement comme bien d’autres audits d’ailleurs, ne soient pas déclenchés et les résultats publiés ?

« Le Gabon disposait de lycées, grandes écoles et universités dotés d’internats, campus, laboratoires et centres de recherches quoique mal équipés. Depuis 2009, ces établissements n’ont plus ni internats, ni campus, ni laboratoires. Les quelques laboratoires existants sont mal équipés et d’autres ne le sont pas du tout. Certaines grandes écoles qui pouvaient servir de support au postulat du Gabon à l’émergence, ont fermé : l’Ecole des Cadres d’Oyem (qui formaient les techniciens et ingénieurs agronomes), le Centre de Formation Jean Violace (qui formait les techniciens en électricité), le Centre de Formation et de Perfectionnement Professionnel de N’kembo (CFPP) ;et d’autres battent de l’aile comme l’Université Nationale du Gabon devenu Université Omar Bongo (UOB), l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM), le Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CENAREST), etc. Est-ce pour cette raison qu’on privatise l’éducation au Gabon et qu’on tue l’école publique ? Parlant de l’Education et de la Défense Nationale citées en amont, la somme des budgets alloués à ces deux ministères s’élève en gros à près de 500 milliards de FCFA, au moment où les camps des forces de l’ordre et de sécurité accusent un déficit en logements (…). Aucun établissement secondaire ni primaire n’a vu le jour depuis 2009 à travers le pays. Le Gabon ne se résume pas qu’à Libreville où transformer les établissements primaires en secondaires est devenu la gymnastique du Gouvernement ».

Le FPG par la voix de son président, interpellela classe politique dans son ensemble pour la création et la reconnaissance d’un troisième camp présente un avantage certain, en ce sens qu’il permettra aux partis politiques et aux indépendants se réclamant de ce positionnement, d’avoir une représentation au sein des différentes commissions électorales : « Ce troisième camp mettra un terme à la prédation des supposés supra-partis dans toutes les commissions. Il permettra de régulariser la situation des citoyens candidats des partis non-alignés et des indépendants. Pour ce faire, le FPG dans le combat de la reconnaissance de ce troisième camp organise samedi 28 septembre 2019 un grand congrès réunissant les partis de la même sensibilité et les indépendants et bien d’autres citoyens afin de formaliser ce camp politique et mener le combat de la reconnaissance ensemble. En conclusion, nous volons attitrer à ce titre, l’attention de tous, aussi bien pour les gouvernants que pour les acteurs politiques, quant à la nécessité de pourvoir à la création et la reconnaissance dudit troisième camp en tant que regroupement politique et élément déterminant pour la paix et la stabilité sociale au sortir de toute élection dans notre pays ».

Par S.E MISSEVOU

1 Comment on this Post

  1. Mve Ondo Bernard

    Après un si brillant exposé, la conclusion est plutôt décevant ! Comment la recommendation pour un tableau aussi peut-elle être simplement a mise en place d’un troisième front ?

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