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TRAFIC D’IVOIRE / NOUVELLE ARRESTATION DE TRAFIQUANTS À MAKOKOU

TRAFIC D’IVOIRE / NOUVELLE ARRESTATION DE TRAFIQUANTS À MAKOKOU

Deux individus ont été interpellés dans la ville de Makokou en possession d’une importante quantité d’ivoire. Les deux présumés trafiquants se trouvent dans les locaux de la DGR de cette ville.

Les faits se sont produits vendredi 23 août 2019 à Makokou (Ogooué-Ivindo). Informées de la tenue imminente d’une transaction illicite devant se tenir dans la ville, les forces de l’ordre vont s’organiser pour tenter d’interpeller les trafiquants dès leur arrivée.

C’est ainsi qu’une équipe composée des agents de la Direction Générale des Recherches, de la Direction Provinciale des Eaux et Forêts de l’Ogooué Ivindo et de Juristes de l’ONG Conservation Justice va être mise en place.

Les deux présumés trafiquants dans les locaux de la DGR

Les individus provenaient de la ville d’Ovan pour écouler la cargaison d’ivoire au petit matin à Makokou.

Les trafiquants finiront par arriver dans la ville vers 18h.  Les gestes suspects de deux individus descendant d’un taxi avec plusieurs sacs ont attiré l’attention des agents. Les suspects sont rapidement entrés dans un motel.

L’équipe les a suivis et a fini par surprendre les nommés MOUMBONZI Alain Roger et IKAGNA dit Francky, tous deux de nationalité gabonaise, en flagrant délit de détention et commercialisation de 11 pointes d’ivoire pesant près de 80 kg.

Ils seront immédiatement interpellés et conduits au poste où ils seront interrogés.

Selon MOUMBONZI Alain Roger, il aurait reçu les ivoires depuis plusieurs années, puis a décidé de les vendre, ce qui ne paraissait pas convaincant pour les enquêteurs. En ce qui concerne IKAGNA dit Francky, après avoir tenté de se disculper, il a admis sa complicité dans la transaction. Il serait même arrivé de Libreville pour cette opération.

MOUMBONZI Alain Roger a aussi avoué détenir chez lui à Ovan une carabine de grande chasse de calibre 375. L’équipe est partie de Makokou pour Ovan Samedi 24 août 2019 afin de récupérer cette arme. Pour l’heure, les deux trafiquants sont dans les geôles de la DGR en attendant la suite de la procédure.

Selon l’article 579 du nouveau code pénal, ils risquent jusqu’à 10 ans de prison ferme. Cette nouvelle législation, beaucoup plus dissuasive, confirme l’importance accordée par le Gabon à la bonne gouvernance des ressources naturelles et à la lutte contre la criminalité environnementale.

Les cas de trafic d’ivoire seront désormais jugés par une formation spécialisée du Tribunal de Première Instance de Libreville.

CONSERVATION JUSTICE

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