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PR. LEE WHITE : « DÉTRUISEZ LA NATURE ET  NOUS RISQUONS DE RESSENTIR SA COLÈRE »

PR. LEE WHITE : « DÉTRUISEZ LA NATURE ET NOUS RISQUONS DE RESSENTIR SA COLÈRE »

« Détruisez la nature et nous risquons de ressentir sa colère ». Cette alerte du Pr. Lee White, ministre des eaux et forêts intervient à un moment où La sauvegarde de l’environnement devient un enjeu crucial pour l’humanité.

La destruction de la nature, il y a bien longtemps que l’humanité a franchi cette ligne rouge. La fonte des glaciers, les inondations qui mettent en avant un déséquilibre profond des eaux, la déforestation à outrance, la disparition de certaines espèces animales et végétales, les forêts incendiées, l’augmentation des émissions des gaz à effet de serre et le réchauffement climatique qui prennent une proportion de plus en plus inquiétante, rappellent qu’il y a longtemps que l’humanité a basculé.

L’Amazonie, l’un des poumons de la planète a depuis plusieurs années enclenché son processus de destruction. Les forêts de cet espace géographique sont en déclin permanent, menacées par la fin de la démarcation des terres indigènes et la déforestation de masse pour les exploitations forestières ou agricoles. L’élection fin 2018 du nouveau président de la République du Brésil, Jair Bolsonaro, a accéléré la décadence de cette forêt. Entre démantèlement du ministère dédié à la forêt et coup bas aux indigènes, ce dernier accorde plus d’importance aux intérêts économiques qu’à ceux environnementaux. « D’ici 2030, l’Amazonie deviendra un émetteur net de carbone, et bien que les forêts du bassin du Congo soient plus résistantes, elles sont également en déclin », prévient le Pr. Lee White.  

La forêt du bassin du Congo, second poumon vert de la planète devrait prendre le relais du rôle joué par l’Amazonie dans l’équilibre écologique de la planète, mais comme l’a précisé le Pr. Lee White, son avenir est aussi menacé. Malgré son potentiel écologique, cet espace est lui aussi menacé par la surexploitation de ses ressources, engendrée par la déforestation pour les besoins économiques des Etats membres. La forêt amazonienne et celle du bassin du Congo courent donc un danger de destruction. Les conséquences de cette destruction devraient affecter l’équilibre environnemental de la planète et porter atteinte à la vie sur terre.

Face à cette hécatombe, le Pr. Lee White invite les pays à tirer des leçons de la gestion de l’environnement. « La protection de la nature doit être au cœur des choix que les gouvernements font aujourd’hui pour une nature saine, une planète saine, et des personnes saines », a-t-il déclaré. A l’occasion de la 11eme édition du Dialogue de Petersberg sur le climat qui s’est tenue en avril dernier, le ministre gabonais de l’environnement a interpelé les Etats sur la nécessité de placer le climat au cœur des plans de relance de l’économie mondiale pour faire face à la pandémie de Covid-19, et ainsi œuvrer pour une transition écologique plus juste, plus verte, et tournée vers les populations les plus vulnérables.

Source : La Lettre Verte

 

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