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EAUX ET FORÊTS /ANPN : LA COLÈRE DES VERTS

EAUX ET FORÊTS /ANPN : LA COLÈRE DES VERTS

Gestion opaque de l’administration des eaux et forêts, prime sectorielle impayée, nouveau code des eaux et forêts…, salaires et cotisations CNSS non versées, les agents du ministère des eaux et forêts réunis au sein du Syndicat national des professionnels des eaux et forêts (Synapef), et les éco-gardes, employés de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) ont interrompu leurs activités pour revendiquer.

Le 10 juin, les agents du ministère des eaux et forêts réunis au sein du Syndicat national des professionnels des eaux et forêts (Synapef) ont lancé un préavis de grève, qui a débouché le 15 du même mois sur une grève générale illimitée. Le Syndicat s’insurge contre la gestion opaque de l’administration des eaux et forêts et revendique le paiement de leur prime sectorielle, l’aboutissement du nouveau code des eaux et forêts pour ne citer que ces points.

C’est fort de cette grève que ces agents ont annoncé l’arrêt total de toutes activités relatives à leur mission notamment : les activités d’empotage, les missions de contrôle des dépôts de bois,  d’inspection de chantiers forestiers et de contrôle mobile multidisciplinaire.

Le service minimum comme l’exige la loi a été instaurée. En outre a indiqué le Synapef, « la levée de cette grève générale illimitée fera l’objet d’une communication ofcielle du Bureau, dès l’instruction du paiement imminent de la Prime sectorielle revendiquée et la suspension de leurs fonctions, des Hauts Responsables illégaux du Ministère des eaux et forêts ».

Etrangement, cinq jours après ce syndicat, les éco-gardes, employés de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) réunis autour d’un collectif ont emboîté le pas.

« Les retards répétitifs du paiement de (…) salaires » et « la question  du non versement des cotisations sociales à la CNSS de plus de  quatre ans pour certains agents » sont les deux points justifiant le soulèvement de ce collectif. Sans attente entre la hiérarchie de l’ANPN et ces employés, ce mouvement pourrait déboucher le 6 juillet, sur une grève générale illimitée.

«Nous, collectif des éco-gardes du réseau des 13 parcs nationaux du Gabon, informons la hiérarchie de l’ANPN que nous observerons un mouvement de grève générale le lundi 6 juillet 2020 à 7h30 avec comme piquet de grève, le siège du secrétariat exécutif de l’ANPN sis au Rapac pour les agents de l’Estuaire, et aux sièges des directions des parcs nationaux pour les agents à l’intérieur du pays», peut-on lire dans le préavis de grève. Selon les informations que notre rédaction détient, les responsables du ministère des Eaux et Forêts, ainsi que ceux de l’ANPN se démêlent pour lever ces deux soulèvements. Du côté de l’ANPN par exemple, la question des salaires est en passe de trouver réponse.

Si ces travailleurs sont dans leur droit de revendiquer, leurs mouvements mettent cependant en danger les forêts et les espèces protégées. En effet, l’interruption de leurs activités de part et d’autres dans les concessions forestières et les parcs nationaux laisserait libre cours au trafic de certaines essences de bois et au braconnage à outrance des espèces animales protégées. Il y a donc lieu d’agir, sachant que le Gabon s’est souvent présenté aux yeux du monde comme un garant de la préservation biodiversité.

 

Source : La Lettre Verte

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