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FMI / LIQUIDATION SUPPOSÉE DE LA GOC : LA FAKE NEWS DU JOURNAL AFRICA INTELLIGENCE

FMI / LIQUIDATION SUPPOSÉE DE LA GOC : LA FAKE NEWS DU JOURNAL AFRICA INTELLIGENCE

À la suite de la publication faite le mardi 30 avril 2019, par le Bihebdomadaire ; Africa Intelligence, et relayer par différents médias, information selon laquelle la mission du Fonds Monétaire International au Gabon aurait préconisée a la République Gabonaise une toute autre gestion économique. La mission qui selon ce média outre atlantique, estime que le Gabon devrait se débarrasser de sa société en charge des hydrocarbures; Gabon Oil Company (GOC), ce qui n’en est rien. La partie Gabonaise qui a priori ne l’entend pas de cette oreille.

Joint par téléphone, la mission locale n’a pas jugé utile de commenter cette information. « Il n’est pas dans les pratiques du FMI de communiquer via ce type de presse », s’est exprimé un agent au bureau de Libreville.

Le FMI est un partenaire économique majeur pour le Gabon et son appui peut être conditionné par la mise en œuvre de programmes d’ajustement économique dans le but de renforcer les capacités des états. Dans le cas du Gabon ces préconisations sont connues et rendues publiques avec pour point d’orgue la réduction des dépenses publiques, un vaste chantier qui découle des réformes courageuses du gouvernement.

Depuis l’échec des Plans d’Ajustements Structurels (PAS) et des privatisations qui ont suivi, le FMI accompagne les pays souverainement sans prescrire de solutions inadaptées. Une privatisation ou une liquidation au Gabon n’est pas à l’ordre du jour.

Par ailleurs en mission à Libreville pour une revue du programme économique de 3 ans conclus avec le Gabon, le 17 juin 2017, Boileau Yeyinou Loko, le chef de Mission du FMI a déclaré le 24 avril 2019 ; « je crois que le Gabon a fait des progrès importants qu’on voit dans peu de pays et les résultats ne se verront pas seulement aujourd’hui, mais se verront à moyen terme en matière de croissance » a-t-il poursuivi.

Afin de rétablir l’équilibre monétaire et résorber la dette du pays, le gouvernement a opté pour la mise en place de réformes profondes, parfois impopulaires, mais dont les retombées sont déjà palpables. Mais alors d’où viennent les informations du média français Africa Intelligence ?

N’assistons-nous pas là à une opération de communication d’influence visant à fragiliser la souveraineté économique du Gabon ? « Les ressources pétrolières, on le sait, sont la première source de revenus du gouvernement du Gabon. Pourtant, ce dernier n’a pas souvent eu un regard compétent et technique sur la chaîne de production et de commercialisation, il était nécessaire de rétablir une forme de souveraineté dans le trading des produits, et une participation plus importante de l’état dans le partage de production.  »

La création de la société nationale des hydrocarbures visait à rendre au Gabon la part qui lui revient de droit dans l’exploitation de ses propres ressources. Ce renforcement des capacités a mis fin à plusieurs décennies de pratiques iniques dans le milieu du pétrole. Plusieurs grands groupes, français pour la plupart ont dû se conformer aux nouvelles réglementations, et au nouveau code des hydrocarbures qui donne plus de parts au Gabon, donc plus de revenus pour le développement.

Toutes ces innovations semblent ne pas trouver un écho favorable auprès de certains majors.

Nul doute que la représentation locale du FMI situera davantage l’opinion dans cette cabale manifeste, d’ici peu.

Source Media241

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